LES GRANDS ENJEUX DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 LES GRANDS ENJEUX DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Dans la plupart des pays africains, il fut un temps pas très lointain où les jeunes qui s’orientaient dans l’enseignement technique étaient considérés par l’opinion publique comme les ratés et les moins intelligents. Ils avaient même fini par développer un complexe d’infériorité face à leurs compatriotes et camarades ayant jeté leur dévolu sur l’enseignement général ou ayant été orientés vers des cycles d’études plus longs. C’est à peine si l’on ne montrait pas du doigt ces jeunes techniciens en devenir qui avaient des vocations de maçon, menuisier, plombier, charpentier, on en passe et des meilleurs. Ainsi, seuls étaient pris au sérieux ceux des jeunes, de loin les plus nombreux, qui pullulaient dans les lycées et autres collèges d’enseignement général. Le temps qui passe donne aujourd’hui à voir et comprendre que ceux qui étaient hier considérés comme étant les moins brillants devaient, en fin de compte, être les plus utiles à leurs différents pays. Alors que la plupart des jeunes chômeurs en Afrique et dans les Caraïbes sont les purs produits des adeptes de l’enseignement général, les jeunes formés à l’enseignement technique ont le vent en poupe.

LES JEUNES TECHNICIENS ONT LE VENT EN POUPE

Le monde avance à une vitesse exponentielle et les jeunes Africains ont leur mot à dire de ce point de vue. Eux mêmes commencent à avoir conscience du fait que la modernisation de l’Afrique ne se fera pas sans eux. Les 15-20 ans représentent 20 % de la population africaine, mais 40 % sont au chômage. C’est dire combien le continent noir a besoin de bonnes mains pour contribuer à son développement. Les jeunes ayant le plus de chance de trouver un emploi sont ceux qui ont compris que la théorie sans pratique est vide, bien que la pratique sans théorie soit aussi aveugle. La prise de conscience est aussi visible dans les cercles des décideurs qui accordent de plus en plus la priorité à l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP)  qui ont un rôle primordial à jouer en termes de lutte contre la précarité. Lentement, mais sûrement, l’Afrique et les Caraïbes amorcent cette transition vers les énergies fructueuses et les pratiques innovantes soutenues par les grands organismes tels que l’UNESCO. Dans un contexte où l’économie informelle est prégnante et les marchés du travail très volatiles, le décalage entre compétences disponibles et besoins de l’économie est un frein à l’emploi et la croissance. Le premier salon virtuel des Produits et services inspirés d’Afrique et l’Outre-mer (PSAO) vise à apporter une contribution efficace et efficiente à la réduction de l’écart qui existe entre les Afro-Caribéens et les Occidentaux qui ont une grande longueur d’avance. Paris ne s’est pas construit en un jour, mais l’Afrique et les Caraïbes sont capables de réaliser les mêmes performances professionnels que les autres.

Cyrille Kemmegne

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