UNE TRIBUNE DE PRISE DE CONSCIENCE  DES ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT CLIMATIQUE EN AFRIQUE ET DANS LES CARAÏBES

 UNE TRIBUNE DE PRISE DE CONSCIENCE  DES ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT CLIMATIQUE EN AFRIQUE ET DANS LES CARAÏBES

Avec moins de 4% des émissions de gaz à effet de serre, l’Afrique est l’un des continents les moins pollueurs à l’échelle de la planète. Mais c’est aussi la région qui souffre le plus des conséquences du réchauffement de la planète. Drôle de paradoxe! Les défis qui interpellent l’Afrique et les Caraïbes sont nombreux, en matière d’urgence climatique et leur réel décollage dépend étroitement des capacités des Afro-Caribéens à y faire face. L’érosion côtière, l’avancée du désert d’un côté, les catastrophes naturelles climatiques de l’autre, minent le quotidien des populations des régions d’Afriques et des Caraïbes. L’agenda 2063 pour l’Afrique pose les changements climatiques comme un défi majeur pour le développement du continent noir. C’est dire si ce cette ambition est liée des Africains et les Caribéens à trouver des solutions à leurs problèmes, posés par  le changement climatique dont les enjeux sont énormes. Tout compte fait, il apparaît clairement que l’Afrique est un continent très menacé par le changement climatique, mais est aussi, heureusement, résolue à y apporter des solutions efficaces. Selon nombre d’experts en la matière, les Africains ne lésinent plus sur les moyens pour éviter d’être de plus en plus impactés par les changements climatiques dont les conséquences sont souvent graves. À ce jour, une quarantaine de pays africains se sont engagés à revoir à la hausse leurs ambitions climatiques, conformément à l’Accord de Paris 2015. Plus globalement, la majorité des États africains a ratifié cet Accord de Paris. Mis à part l’Érythrée, la Libye et le Sud-Soudan (en proie aux conflits divers), tous les autres pays ont souscrit à cet engagement.

Energie propre

Voilà qui explique que le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) soutienne mordicus que «l’Afrique a consenti de grands efforts pour faire avancer le programme mondial d’action pour le climat». Au total donc, 70 % des pays africains font de l’énergie propre et de l’agriculture, une priorité. De ce point de vue, l’on peut évoquer le Rwanda qui est l’un des quinze pays à avoir une nouvelle contribution climatique volontaire.

L’Afrique veut se tourner vers une agriculture intelligente pour mieux s’adapter au changement climatique. Malheureusement, l’agriculture du continent noir est encore victime des changements climatiques. Selon des statistiques fiables, si rien n’est fait d’ici à 2025, les 2/3 des terres agricoles seront incultivables. C’est dans cette foulée que l’Agence française de développement se propose de financer l’initiative triple AAA (Adaptation de l’agriculture africaine). Pour ce qui est des énergies renouvelables, le potentiel de l’Afrique reste à exploiter. La preuve en est qu’un Africain sur 2 n’a pas accès à l’électricité. Ce grave déficit, bien exploité, peut aussi être une sacrée opportunité. Le continent pourrait en profiter pour s’équiper en technologies qui exploitent les énergies renouvelables et participer ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique, sans pour autant renoncer au développement économique qui interpelle aussi l’Afrique et les Caraïbes.

Cyrille Kemmegne

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