TERRE DE FRUITS ET LÉGUMES

 TERRE DE FRUITS ET LÉGUMES

 Le marché Sandaga de Douala, capitale économique du Cameroun, ne ferme presque jamais ses portes. De jour comme de nuit, une intense activité économique y a droit de cité. On y voit des centaines de commerçants, grossistes et détaillants confondus, aller et venir, pour placer leurs marchandises. Sous la pluie comme le soleil, les commerçants dont un bon nombre partent de la République Centrafricaine (RCA), du Gabon ou de la Guinée Équatoriale, vendent ou achètent des marchandises. Y sont aussi présents, outre ces commerçants ou commerçantes, vulgairement appelés les «Bayam Selam», les ménagères en provenance de tous les coins de Douala, qui ne peuvent pas se passer des fruits et légumes pour leurs repas quotidiens.

Le fait est que le marché Sandaga est devenu la plaque tournante du commerce des fruits et légumes dans toute la sous-région Afrique centrale. Gabonais, Centrafricains, Congolais et Équato-guinéens s’y donnent rendez-vous tous les jours que Dieu a faits, pour le ravitaillement. Mais, c’est surtout le mardi que le marché Sandaga bat le rappel de ces troupes et porte, mieux que les autres jours de la semaine, son nom de «plus grand marché des fruits et légumes de la sous-Région de l’ Afrique centrale».

Dans nombre de villes du continent africain, comme dans les cités des Caraïbes, il existe des marchés spécialisés dans la vente des fruits et légumes qui abondent. La nature a gratifié l’Afrique des fruits et légumes qui y sont cultivés à la pelle. C’est ainsi qu’on peut y voir, à tout bout de champ, les fruits et légumes tels que la tomate, l’abricot, l’ananas, la banane, le citron, la mangue, le coing, la figue, les fruits rouges et de la passion. L’Afrique et les Caraïbes sont aussi riches des fruits et légumes tels que l’aubergine, le souchet, le dattier du désert, le haricot à œil noir, la pastèque, la noix de coco ou le ditakh, pour ne citer que ces quelques fruits parmi des centaines d’autres.

Dans l’ensemble, ces fruits et légumes sont des produits à forte valeur ajoutée et à haute portée nutritionnelle, riches en vitamines, minéraux et molécules. Mieux organisé dans les pays africains, le commerce des fruits et légumes pourrait davantage nourrir son homme et les Africains pourraient mieux comprendre qu’ils ne tirent pas suffisamment parti d’une activité pouvant non seulement les enrichir financièrement, mais devant aussi participer à leur santé. Ne dit-on pas, à juste titre que pour avoir un esprit sain dans un corps sain, il faut manger au moins cinq fruits et légumes par jour ? Ceux des Africains et Caribéens qui auront le bonheur de participer au premier salon virtuel des PSAO (Produits et Services inspirés de l’Afrique et l’Outre-Mer), en sortiront mieux outillés pour se relancer définitivement dans le secteur d’activité qui fait la part belle aux fruits et légumes.

Cyrille Kemmegne

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